Ayant échoué à reprendre Genève et débloquer Besançon le maréchal Augereau se
met en retraite "volontaire". Craignant de trouver Mâcon tenu par les Autrichiens
de Bianchi, il décide de gagner Lyon d'abord puis de remonter sur la ville par la rive
droite de la Saône tandis que la division Bardet s'y portera par la rive gauche.
Le FML Bianchi s'empare donc sans coup férir de Mâcon, dernier passage sur la
Saône avant Lyon, coupant de ce fait en deux les forces du maréchal qui
l'attaqueraient. Ce dernier en rajoute, laissant la division Pannetier à Villefranche,
alors qu'elle aurait parfaitement pu accompagner la division Musnier envoyée seule.
Cela commence cependant bien grâce à la double surprise de l'ennemi qui après ses
faciles succès ne s'attend ni à une offensive française ni surtout à la présence en
nombre de cavalerie dont il croyait l'Armée de Lyon dépourvue. L'avant-garde
autrichienne de Scheither, taillée en pièces par les hussards de Colbert, donne
cependant le temps à Bianchi de se mettre en mesure sous Mâcon.
Musnier, grisé par le succès de Colbert, n'hésite pas à s'engager à fond sur un
ennemi qu'il n'a pas reconnu... et deux fois plus nombreux que lui... mais sans doute
compte-t-il sur l'intervention de Bardet. De fait la brigade d'Ordonneau fera
merveille et lui aurait sûrement donné la victoire contre un autre général que
Bianchi, nonobstant l'extrême solidité de ses troupes hongroises. Ce dernier, de son côté, pense très logiquement avoir affaire à l'avant-garde
d'Augereau que le maréchal doit suivre de près avec le gros de ses troupes...
partie joué en a peine trois heures avec la règle "l'affaire d'un déjeuner"